PizzINT, également appelé Pentagon Pizza Index, est un tableau de bord en temps réel surveillant l’activité de six pizzerias autour du Pentagone à Washington D.C. Il exploite les données publiques de fréquentation (« Popular Times » de Google Maps) pour générer un indice d’activité reprenant la métaphore des niveaux de préparation DEFCON.


Fonctionnement

  • Affiche en direct les flux de clients dans les pizzerias proches du Pentagone, traduits en un signal visuel simple pour les traders.
  • Sert de signal OSINT : un indicateur parmi d’autres permettant de repérer des signaux de stress organisationnel, militaire ou institutionnel.
  • Combine également des flux Polymarket pour rapprocher ces signaux des marchés de prédiction.

Origine de la théorie

  • Dans les années 1980‑1990, on observait des pics de commandes dans ces pizzerias avant des opérations militaires US (Grenade, Panama, Guerre du Golfe).
  • Le principe repose sur l’idée que des pics de fréquentation, notamment de nuit, traduisent une activité non prévue ou une préparation accrue au Pentagone.

Pourquoi ça compte aujourd’hui

  • PizzINT permet aux analystes de surveiller un signal « léger », facilement observable publiquement, susceptible d’accompagner les premières phases d’une opération.
  • Ce n’est pas un indicateur causal, mais un signal narratif / contextuel, intégré avec d’autres données (flux OSINT, actualité, marchés).
  • Le site propose une interface riche : alertes DEFCON, comparatifs de marchés, carte 3D des probabilités, intégration de tweets.

L’indice pizza ressurgit avant une attaque du Venezuela

L’indice pizza a encore brillé en amont de l’opération américaine sur le Venezuela, début janvier 2026.

Contexte de l’opération

  • Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, les États‑Unis ont mené une offensive majeure à Caracas, avec détention et exfiltration de Nicolás Maduro.
  • Avant l’opération, les pizzerias autour du Pentagone auraient enregistré une hausse notable d’activité, percevable dans le tableau PizzINT.

Interprétations

  • Ces déclencheurs de trafic seraient le signe d’un mouvement dans les cercles décisionnels, évoquant une mobilisation discrète mais observée.
  • Cette interprétation s’inscrit dans la lignée de l’usage stratégique de PizzINT face à des opérations militaires rapides.

Analyse

L’indice PizzINT repose sur une idée simple : observer des signaux faibles dans des comportements ordinaires pour anticiper des événements extraordinaires. Cette approche, née dans les années 1980, s’appuie sur des corrélations historiques entre la fréquentation des pizzerias proches du Pentagone et des opérations militaires américaines. Si, à l’époque, ces observations relevaient presque de l’anecdote, elles ont trouvé un nouvel écho à l’ère des données ouvertes et de l’OSINT.

Aujourd’hui, PizzINT n’est pas un outil prédictif au sens strict, mais un indicateur contextuel. Il ne prouve rien, mais il attire l’attention sur des anomalies qui peuvent être croisées avec d’autres sources : marchés de prédiction, flux d’informations publiques, signaux géopolitiques. Sa valeur réside dans la capacité à détecter des signaux faibles avant qu’ils ne deviennent visibles dans les médias traditionnels.

L’exemple récent de l’opération américaine au Venezuela illustre cette logique. Quelques heures avant l’intervention, une hausse inhabituelle de fréquentation dans les pizzerias du Pentagone a été observée. Ce phénomène, interprété par certains comme un signe de mobilisation interne, a renforcé la crédibilité de l’indice auprès des analystes et des traders. Toutefois, il convient de rappeler que ce type d’indicateur reste vulnérable aux faux positifs : une réunion tardive ou un événement interne peut produire le même effet sans qu’aucune action militaire ne soit prévue.

En résumé, l’analyse croisée montre que PizzINT est un outil complémentaire, non une vérité absolue. Il illustre la puissance des données ouvertes et la créativité des analystes OSINT, mais aussi les limites inhérentes à toute corrélation non causale. Utilisé avec prudence et en combinaison avec d’autres sources, il peut enrichir la compréhension des dynamiques stratégiques contemporaines.

L’indice PizzINT soulève des enjeux intéressants pour les analystes, les traders et les passionnés d’OSINT. Son principal atout réside dans la capacité à fournir un signal précoce basé sur des données publiques et non sensibles. En observant des comportements ordinaires – comme la fréquentation des pizzerias – il devient possible de détecter des anomalies qui pourraient indiquer une mobilisation inhabituelle au Pentagone. Pour les marchés de prédiction, ces signaux peuvent influencer les anticipations et créer un avantage informationnel.

Cependant, les limites sont nombreuses. PizzINT n’est pas une preuve d’action imminente : il s’agit d’un indicateur narratif, non causal. Une hausse de fréquentation peut être liée à des événements internes sans rapport avec une opération militaire (réunions tardives, exercices, ou même promotions commerciales). Cette vulnérabilité aux faux positifs impose une approche prudente : l’indice doit être utilisé en complément d’autres sources fiables, et non comme un outil autonome.

En définitive, PizzINT illustre à la fois la puissance et les risques des signaux faibles. Bien exploité, il enrichit la compréhension des dynamiques stratégiques contemporaines. Mal interprété, il peut conduire à des conclusions erronées. La clé réside dans le recoupement, la contextualisation et la vigilance analytique.

Conclusion

PizzINT exploite un signal anecdotique mais potentiellement utile : la fréquentation des pizzerias autour du Pentagone. Les récents événements autour de l’attaque du Venezuela montrent que des acteurs guettent ces signaux dans l’espoir de détecter, avant tout le monde, une possible action militaire US. Entre observatoire curieux et outil de renseignement alternatif, PizzINT illustre à quel point même un indicateur surprenant peut trouver sa place dans les flux d’analyse stratégique d’aujourd’hui.