Juillet 2026 aura été l'un des mois les plus productifs pour ransomware.live. En quelques semaines seulement, la plateforme a livré quatre nouvelles fonctionnalités, toutes conçues pour rendre la threat intelligence liée aux ransomwares plus facile à explorer, interroger et exploiter. Voici un récapitulatif.
1. La "Pew Pew Map" — Regardez le ransomware se produire, en direct
Une carte d'attaques en temps réel qui affiche les revendications de victimes de ransomware au moment de leur publication sur les sites de fuite. Chaque point sur la carte correspond à une revendication réelle, pas à une simulation.
Fonctionnalités clés :
- Flux en direct — groupe, victime, secteur, pays et horodatage dès la publication
- Top groupes & top pays — qui est le plus actif en ce moment, pas au dernier trimestre
- Mode replay — revenez en arrière sur 24h / 7j / 30j pour voir comment une vague d'attaques s'est construite
Alimentée par le même pipeline de données que ransomware.live, simplement visualisée différemment — idéale pour les dashboards SOC, les écrans de conférence ou de stand, ou pour suivre les tendances d'activité pendant des échanges avec des clients.

2. Un véritable langage de requête pour la base de données
Fini la simple recherche par mot-clé : ransomware.live propose désormais une barre de recherche avec de vrais opérateurs :
+country:us→ uniquement les victimes aux États-Unis-group:lockbit3→ exclure un groupe+sector:healthcare→ filtrer par secteur+infostealer/-infostealer→ avec/sans données infostealerbefore:2026-01-01/after:2025-01-01→ plage de dates
Le texte libre et les opérateurs se combinent en ET. Répéter un + sur le même champ le transforme en OU (+country:us +country:ca = États-Unis ou Canada).
Exemple : hospital +country:us -group:lockbit3 +sector:healthcare before:2026-01-01
Conçu pour les chercheurs, journalistes et forces de l'ordre qui utilisent la plateforme au quotidien.

3. Requêtes de chasse KQL
Le troisième cadeau du mois — et celui-ci n'était pas l'idée d'origine du créateur de la plateforme. Il vient d'un utilisateur de longue date, qui a simplement demandé : « Il y a une section Yara, pourrait-on avoir une section KQL ? »
Résultat : des requêtes de threat hunting pour Microsoft Sentinel / Defender, basées sur les outils connus de chaque groupe de ransomware et les techniques MITRE ATT&CK associées. Chaque requête est taguée par tactique et par technique, avec un lien direct depuis la page du groupe correspondant.
⚠️ Point important : ce sont des points de départ pour la chasse aux menaces, pas des règles d'alerte prêtes à l'emploi. Validez les noms de tables et de colonnes selon le schéma de votre propre environnement avant de transformer l'une d'elles en règle de production — l'objectif est de vous faire gagner du temps de recherche, pas de remplacer votre propre jugement.
Le projet reste ce qu'il a toujours été : gratuit. Si une demande a du sens pour la communauté, elle finit par arriver sur la plateforme. En voici la preuve.

4. Time Machine — Voyagez dans l'histoire du ransomware
Livrée quelques jours avant la fin de juillet : Time Machine permet de naviguer dans le temps — d'un seul jour jusqu'à novembre 2013 — et de voir instantanément :
- Les victimes revendiquées sur cette période
- Les groupes actifs
- Les secteurs et pays touchés
- Les nouveaux groupes apparus pour la première fois
Elle transforme plus de 10 ans de données en quelque chose que l'on peut explorer, et pas seulement interroger. Envie de comparer le T1 2026 à la même période l'an dernier ? Curieux de savoir quels groupes sont apparus au cours des 90 derniers jours ? Time Machine répond en quelques clics.

Quatre fonctionnalités, un seul mois, toutes conçues pour aider les défenseurs, chercheurs, journalistes et forces de l'ordre à mieux comprendre le paysage du ransomware, plus rapidement. Comme toujours : s'il manque quelque chose, ou si vous avez une idée de fonctionnalité, n'hésitez pas à nous contacter.